Qu'est-ce que le Neurofeedback NeurOptimal?

NeurOptimal est une méthode récente et particulière de neurofeedback. Elle se distingue des précédentes essentiellement par le fait qu’elle ne s’intéresse qu’à la variabilité du cerveau, c’est-à-dire aux caractéristiques de ses fluctuations, alors que les autres méthodes détectent des écarts de niveaux par rapport à un cerveau « standard ».

Que l’on souffre de troubles du sommeil, de stress, de phobie, d’angoisse, de TOC, de manque de confiance en soi, de manque de concentration ou d’attention, d’hyperactivité, de mémoire, de dépendance, ou dans le cas d’enfants plus lourdement handicapés, d’épilepsie, d’autisme, de troubles du comportement, de problèmes moteurs, de rigidité : le principe de NeurOptimal reste le même pour tous.
Une information est donnée à votre cerveau sur son propre fonctionnement, c’est le principe de rétroaction. Et votre cerveau se réorganise et ses capacités d’auto-réparation et d’auto-régulation sont améliorées.

Qui sont les concepteurs ?

C'est Valdeane Brown et Sue Brown qui vont créer et mettre au point le Neurofeedback de seconde génération au Canada dans les années 2000, ou Neurofeedback Dynamique, dont NeurOptimal est la forme la plus achevée à ce jour. Tous deux ont beaucoup pratiqué le Neurofeedback de première génération ou EEG-biofeedback classique, mais ils pensent que les nouvelles découvertes scientifiques et le progrès dans la puissance des processeurs informatiques permettent d'aller plus loin. Sur le plan scientifique, ils utilisent les travaux du Dr Herbert Benson et son équipe de l'Ecole Médicale de Harvard sur la réponse de relaxation, ceux du Prix Nobel Dennis Gabor, en particulier sur les calculateurs analogiques non-linéaires (que l'on appellera plus tard les réseaux neuronaux), et dans une moindre mesure les travaux de Ken Wilber. William Ross Ashby, l'un des pères de la cybernétique a également sa part dans cette conception de la génération de Neurofeedback la plus récente.

Quelles sont les particularités de ce système ?

L’équipement NeurOptimal se distingue d’une dizaine d’autres équipements professionnels de neurofeedback sur les points suivants :

NeurOptimal est capable d’échantillonner les signaux cérébraux 256 fois par secondes (256 Hz) pour les fréquences de 0 à 60 Hz et le seul à utiliser l’algorithme de Dennis Gabor – prix Nobel de Physique en 1971 pour ses travaux sur l’holographie – qui est le plus proche du fonctionnement naturel du cerveau. Ces éléments sont à la base des bons résultats obtenus.

Le placement des capteurs sur la tête est standard et ne nécessite pas une évaluation fastidieuse et coûteuse (un électro-encéphalogramme quantitatif ou QEEG). Aucun diagnostic préalable n’est requis. 

Le système ne force pas l’amplitude des signaux à augmenter ou à diminuer mais cherche à stabiliser celle-ci autour d’une valeur préférée spontanément par le cerveau de l’utilisateur. Le cerveau travaille simultanément sur 16 cibles à la fois réparties sur les deux hémisphères cérébraux. Ce travail équilibré permet d’éviter les effets secondaires qui surviennent lorsque l’on se focalise sur une seule et unique cible où lorsque l’on force l’amplitude des signaux à atteindre une valeur prédéfinie.

Il détecte uniquement les grandes variations, c'est à dire les turbulences qui sortent de la zone dite de "viabilité" . Le cerveau a la fonction de réguler ces trop grandes turbulences et Neuroptimal l'aide à renforcer ce travail. Au moment où une grande turbulence intervient, NeurOptimal crée une interruption du son. En fait, vous écoutez une musique pendant la séance et cette même musique sert de support de façon à manifester les interruptions. L' interruption est discrète mais audible. Le cerveau réagit immédiatement car il a la capacité, grâce à sa formidable plasticité, d'autoanalyser son fonctionnement. Le cerveau se régule donc lui-même. Les connections trop faibles sont ainsi renforcées ce qui entraîne une réorganisation des synapses .

Que doit faire l'utilisateur lors de la séance ?

Pour l’utilisateur, l’apprentissage se fait inconsciemment et il n’a aucun effort à faire lorsqu’il écoute la musique ou regarde le film qui fournissent le feedback par de brèves interruptions (déconditionnement, feedback négatif). Avec les équipements d’ancienne génération, l’utilisateur doit faire un effort volontaire pour atteindre un objectif et obtenir une « récompense » souvent sous forme d’un « bip » ou d’une musiquette (conditionnement opérant, feedback positif), parfois sous forme d’un jeu vidéo de type « PacMan » ou plus élaboré. Ceci peut conférer à la séance de neurofeedback un aspect plutôt rébarbatif. 

C’est en raison de cette analyse que l’ADNF a fait le choix de cet équipement même s’il est clair qu’il en existe d’autres qui donnent aussi de très bons résultats.

En résumé :


– Le logiciel NeurOptimal™ analyse le signal cérébral et surveille les turbulences dans 8 bandes de fréquences pour chaque hémisphère cérébral.
– Lorsque la naissance d’une turbulence est détectée, le logiciel NeurOptimal™ interrompt brièvement le son de la musique ou du film.
– Cette microcoupure déclenche la réponse d’orientation ce qui interrompt immédiatement le développement de la turbulence.
– Ceci induit le renforcement de connexions neuronales inhibitrices et l’affaiblissement de connexions neuronales excitatrices impliquées dans des turbulences.
– Au final, le cerveau de la personne est amené à un fonctionnement plus équilibré.